Traité sur le carnet

by kaullyne

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On m’a souvent demandé combien de carnets je possédais…

à cette question pourtant simple, il m’a toujours paru difficile de répondre…

A quelle sorte de carnet la personne fait-elle allusion? 

Les carnets de brouillons, répertoire et agenda en font-ils partis? Dois-je compter ceux en cours d’être noircis ou bien uniquement ceux déjà remplis? Ceux encore vierges font-ils partie du dénombrement? 

Dois-je comptabiliser les laisser pour compte, les inachevés? 

Si oui, alors plus d’une vingtaine…

Beaucoup? Trop pour certains ? Que nenni, mes amis !

Le carnet crée la vocation…quand celle-ci ne le précède pas…

Ainsi chaque nouveau carnet qui jalonne ma route, s’accommode d’un nouveau foisonnement d’idées auquel il est propre. Je pourrai, il est vrai tout mélanger dans un seul et même carnet et le renouveler sans cesse. Mais alors, mon esprit, déjà endommagé par un trop plein d’embrouillamini serait définitivement perdu ! Quand à retrouver au moment voulu et opportun, la phrase qui sied à la situation n’en parlons même pas !

De plus, si dans un malheur extrême je m’avisai de perdre ce précieux carnet, je perdrai d’un seul coup mon matériel de travail, mon support à rêves, mes auteurs préférés et leurs mots à même de faire mouche à chaque instant, mes nouveaux apprentissages, mes idées et mes envies. En un mot, démunie que je serai. 

 Quand aux feuilles volantes, elles ont un côté orphelin qui ne m’attire guère, et finissent toujours par coloniser votre sol au point de le recouvrir d’un tapis de crissements et de glissages infinis.

Voilà pourquoi je serai toujours la plus fervente adepte des carnets. 

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